Ne tombez pas dans les pièges du Malin !

1 - Dans le passage qui vient de nous être lu (1 Jn 3, 1-9), le mot grec « anomia » est traduit par « péché » ; ceci pour la fluidité de la lecture liturgique et une compréhension immédiate plus aisée, alors qu’il devrait être traduit plus justement par « iniquité ».

 

Le verset 4 dit en effet : « Quiconque commet le péché commet aussi l’iniquité, car le péché est l’iniquité ». D’un point de vue biblique, qu’est-ce que l’iniquité ?

 

2 - A partir du mot grec, il dit la condition de celui qui est sans loi ; soit parce qu'il en est ignorant, soit parce qu'il la viole ! Cela signifie également : mépris de la loi, méchanceté, transgression de la loi, injustice, partialité.


3 – A partir de la racine hébraïque (aw-vone’ en hébreu), cela veut exprimer aussi la perversité, la dépravation, la culpabilité.

 

Le témoignage de Samuel, qui vient de nous être offert, illustre bien, probablement par ignorance, cette « iniquité ».

 

En effet, la souffrance, la maladie, le handicap et/ou la peur de ces réalités, nous pousse inévitablement à chercher tous les moyens possibles pour les éviter, s’en protéger et/ou les traverser sans encombre, voir même les supprimer. C’est bien légitime et humain. Nous ne sommes pas créés pour souffrir ! Dieu qui est « Père » n’est pas un dieu sadique et pervers !

 

4 - Le Christ lui-même n’a cessé de combattre le péché, la maladie … que sont aussi l’occultisme, l’ésotérisme. Toute l’Ecriture nous le rapporte : « On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui scrute les présages, ou pratique astrologie, incantation, enchantement, personne qui use de magie, interroge les spectres et les esprits, ou consulte les morts. Car quiconque fait cela est en abomination pour le Seigneur » (Dt 18, 10-12).

 

Aussi, si vous avez une amulette (ou un « grigri » quelconque), ne la jetez pas, mais brulez-la, détruisez-la. Si vous la jetez, un autre pourrait, par ignorance peut-être, la récupérer et la porter. Ainsi le mal continuerait-il son travail de mort !

 

Ne soyons pas les esclaves du Malin, mais les ouvriers fidèles du Christ Sauveur. En détruisant nos « grigris », nous « préparons les chemins du Seigneur » (Mt 3, 3). C’est notre responsabilité car le Seigneur ne fait pas sans nous.

 

Il doit en être ainsi de tous les « grigris » que nous pourrions porter ou que nous aurions chez nous ! Par le Christ, libérez-vous ! Laissez le Christ être votre Libération, votre guérison !

 

De même, éloignons-nous de tous ce qui est guérisseurs, magnétiseurs, désenvoûteurs, voyance, divination, spiritisme, radiesthésie, pendule, magie de toute sorte …

 

Ce sont des lieux de profits pour ces gens-là, mais de malheur pour nous ! Ils profitent de nous car nous sommes en souffrance et exploitent notre vulnérabilité, notre fragilité, notre ignorance et notre crédulité. Ce ne sont que tromperies et faussetés.

 

Et j’en entend me dire : « Pourtant mon père, il ou elle a une statue de Marie, un chapelet, une statue du Sacré Cœur etc … » et moi d’ajouter : « Oui, et même des amulettes, des statues du bouddha, des représentations africaines bizarres et des choses qui fument ». « Ah oui, c’est vrai » … Ils ne sont pas à une confusion près … Or, nous le voyons dans la Bible, la confusion est de Satan qui « se déguise en ange de lumière » (2 Co 11, 14-15).

 

Cependant « beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient confesser publiquement les pratiques auxquelles ils s’étaient livrés. Bon nombre de ceux qui avaient pratiqué les sciences occultes rassemblaient leurs livres et les brûlaient devant tout le monde » (Ac 19, 18-19).

 

« Mais pourtant, mon père, il ou elle m’a fait du bien ». Peut-être, mais vous ignorez que le mal n’a été que déplacé ! Satan agit ainsi car il ne veut pas que les hommes acceptent Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur ; il ne veut pas que Dieu soit honoré, mais que lui, Satan, soit honoré et même adoré (Lc 4 v. 7).

 

Le Malin, n’attrape pas les mouches avec du vinaigre ! Dès que la brèche est ouverte, il s’y engouffre ! Il est plus fort que nous car il est esprit.

 

5 - Mais, en Christ, nous sommes plus forts ! Alors offrons à Jésus-Sauveur notre vie, quelle qu’elle soit, avec toute notre confiance !

 

Le témoignage de Samuel nous le montre bien : seul le Christ, notre Sauveur, est Celui qui nous guérit ; et sans nous prendre au piège. Par pure miséricorde pour Samuel, Jésus est passé au-delà de son amulette. Mais attention, maintenant Samuel est responsable de la grâce reçue !

 

Ainsi le Christ nous montre sa force, sa vérité et son amour ; là est sa Miséricorde en acte. La liberté de notre foi est de l’accueillir ! La question est : voulez-vous laisser Jésus venir à vous ? Voulez-vous laisser Jésus vous libérer ?

 

La 1ère Lettre de St Jean que nous venons d’entendre nous le rappelle : par le baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu et nous sommes appelés à vivre en enfant de lumière en nous laissant habiter et conduire par l’Esprit-Saint.

 

Nous vivrons ainsi pleinement unis au Christ et le sang du Christ nous protègera de tout mal.

 

Frères et sœurs, que le Christ Eucharistique soit notre lumière, notre Libération, notre guérison et que l’Esprit-Saint nous accompagne de sa divine présence ce soir et tout au long de notre vie.

 

P. Alain-Marie RATTI

Soirée Raphaël du 10-09-2017